Save Menabe Antimena

 

Cover Save the Menabe ForestCrédits Photos : DURRELL Wildlife Conservation Trust

UNE ENDÉMICITÉ FAUNISTIQUE et FLORISTIQUE EXCEPTIONNELLE

Propithecus verreauxi – ‘ Sifaka ’

Le Propithèque de Verreaux , ou Sifaka de Verreaux ou encore simplement Sifaka est un lémurien de la famille des indridés. Ce primate vit dans la Nouvelle Aire Protégée de Menabe Antimena où il est endémique et est grandement menacé d’extinction malgré sa distribution étendue.

Le Propithecus verreauxi est certainement le plus petit représentant du genre. Il mesure entre 40 et 48 cm et pèse entre 3,0 et 3,5 kg. Sa queue, plus longue que le corps, mesure jusqu’à 60 cm. Son pelage, épais et long, est entièrement blanc, à l’exception d’une « couronne » de poils brun foncé sur le sommet du crâne.

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Adansonia grandidieri

Baobab de Madagascar ‘

“Renala” ou “Reniala” sont les mots utilisés par la population afin de désigner l’espèce de baobab : Adansonia grandidieri. Cela signifie “Mère de la Forêt”. L’Adansonia grandidieri est l’une des six espèces de baobabs endémiques de Madagascar.

Classé en danger par l’IUCN, il peut mesurer jusqu’à 25m de haut et son tronc peut aller jusqu’à 3m de diamètre. La couronne au sommet de l’arbre et aplatie , les branches reparties de manière assez régulière et la plupart horizontales. Ce baobab est orné de petites fleurs blanches.

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VOSITSE

La Nouvelle Aire Protégée du Menabe Antimena regorge d’une endémicité faunistique exceptionnelle. Le Vositse, fameux rat sauteur géant de Madagascar est classé dans la catégorie des animaux en danger par l’IUCN. (Endangered species)

Le Vositse, une espèce parmi tant d’autres qui mérite notre attention et tout notre soutien dans cette campagne pour sauver la forêt du Menabe Antimena. Sauver la forêt sèche du Menabe, c’est sauver le Vositse et toutes les espèces qui y vivent!

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Pyxis planicauda ou Kapidolo

Le Pyxis planicauda est une des espèces endémiques que renferme la région du Menabe Antimena. Aussi connue sous le nom de kapidolo ou tortue à queue plate, son exportation est interdite depuis 2003.

Le Kapidolo est une espèce de tortue qui vit dans la forêt de Menabe Atimena. Une raison de plus qui nous incite à sauver cette forêt à forte potentialité faunistique. La pérennité de cette espèce dépend des actions que nous allons mener face aux pressions subies par son habitat. Sauvons le Kapidolo, sauvons la forêt sèche de Menabe.

Etant classée Menacée par UICN, la tortue à queue plate Pyxis planicauda, connue localement sous le nom de Kapidolo, est une petite tortue terrestre et forestière diurne, solitaire, endémique de la région de Menabe. Elle peut se trouver dans la forêt primaire, forêt secondaire, et même dans les petits fragments restants de forêt dégradée autour des forêts Sakalava (d’où son nom local « kapika » tortue, « lolo » tombeau). Elle peut également se trouver sur les dunes de sables boisées. C’est une espèce difficile à trouver car elle se cache souvent sous la litière.

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RAPPORT ALARMANT du Dr Mike Hudson

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Forest loss 2010 – 2015

Lire le rapport pour plus d’informations :

Menabe-Antimena forest loss 2000-2015

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Pourquoi Madagascar risque de perdre la forêt de Menabe ?

La Forêt de Menabe, dans la Nouvelle Aire Protégée de Menabe Antimena est menacée par une forte pression. Une pression qui risque également de faire un impact considérable sur le potentiel écotouristique de la zone.

La région de Menabe est connue à la fois pour ses sites écotouristiques, à savoir la Forêt de Kirindy, la Réserve spéciale d’Andranomena, et la célèbre Allée des Baobabs ; ainsi que pour sa richesse en biodoversité.  Il est essentiel de savoir que la Nouvelle Aire Protégée de Menabe Antimena est créée et gérée principalement à des fins d’utilisation durable des écosystèmes naturels. Le site s’inscrit dans la catégorie de « Paysage Harmonieux Protégé », et est classé dans la catégorie V selon la classification de l’UICN. Avec une superficie de 210.312 ha et 18 blocs de noyaux durs dont  43.876 ha au total, l’aire protégée touche cinq communes du Nord au Sud et d’Ouest à l’Est : le Delta du Tsiribihina, Tsimafana, Tsarahotana, Beroboka Nord et Marofandilia. Une richesse naturelle considérable qui risque de disparaître si la pression n’est pas maitrisée.

Des scientifiques Malgaches et Allemands ont menés une étude sur le cas de Menabe. L’  « Analysis of deforestation patterns in the central Menabe, Madagascar, between 1973 and 2010 » a démontré qu’une grande partie de la forêt du Menabe central risquait de disparaître complètement avant 2050 vu le rythme actuel de la déforestation. La région subie une migration massive augmentant la pression anthropique sur les Nouvelles Aires Protégées. Cette vague migratoire incessante engendre la perte de la couverture forestière par la culture sur brulis de maïs et d’arachide. L’augmentation de la population due à l’accroissement démographique et la migration est la principale cause de cette pression. Les parties prenantes ne maitrisent pas l’exploitation forestière illicite. Ce qui a engendré une perte considérable allant de 3.295 ha/an en moyenne, de 2010 à 2014  pour le Menabe Antimena. Les catastrophes naturelles constituent également une cause de cette déforestation.

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Plantation d’Arachide sur terrain défriché

Le DREEF Menabe, l’ONG FANAMBY, le CNFEREF, DURRELL, MNP et WWF sont les principaux acteurs œuvrant au sein de la NAP. Ces principaux acteurs ont constitués un groupe de travail visant à mettre en place un plan d’urgence constitué des trois volets d’intervention qui consiste à :

  • intensifier les actions de sensibilisation et d’information auprès des villages
  • effectuer une tournée de police générale où toutes les entités régionales seront représentées et iront à la rencontre des populations concernées
  • réaliser des actions de ratissage

Des actions de sensibilisation ont déjà été effectués auprès des villages principalement concernés par le fléau à savoir : Kirindy – Lambokely – Beroboka – Tsimafana. Ces campagnes de sensibilisation ont été menées de concert avec l’autorité de la région Menabe, la préfecture de Morondava, le District de Morondava et Belo sur Tsiribihina, le Procureur de la République, la gendarmerie nationale, les forces armées, ainsi que les communes et les fokontany.

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Les Comités locaux de conservation – KMMFA

Notons que des comités locaux de conservations (KMMFA) ont été érigés auprès des 24  fokontany mis en place par l’ONG FANAMBY, le CNFEREF, DURRELL, MNP et WWF. Ces comités ont réunis un total de 162 membres œuvrant dans la sensibilisation communautaire, dans le suivi écologique, et dans le contrôle et la surveillance de la NAP.